Il est de ces périodes où tout semble résonner avec force en vous, où tout semble vous nourrir, vous parler, communiquer avec vous, vous faire grandir, vous enrichir.

Février fut résolument une de ces périodes.

J’ai bouffé de la culture ( comme qui dirait ), de façon follement boulimique, et putain, c’était bien, tout était si bien, tout m’a tellement plu, et c’est tellement rare…

 

RBG

J’ai vu RBG. C’était émouvant, vibrant et si plein de sens. Quelle force de caractère contenu dans ce petit bout de femme (in)tranquille. Quelle intelligence, quelle sagesse ! Pour vous la faire courte, ce documentaire, assez banal formellement, suit le parcours de la juge Ruth Bader Ginsberg ( Notorious RBG pour les intimes ), de ses débuts d’avocate qui se fraye une place dans un monde d’hommes, à sa nomination ( à vie ) à la Cour suprême des États-Unis. Pionnière pour la lutte du droits des femmes dans les années 70, elle est désormais élevée au rang de meme des internets et chacune de ses opinions dissidentes à la Cour suprême devient une punchline culte.

 

Sorry to bother you

C’est foutraque, ça part dans les sens et c’est à mourir de rire. Le discours est incisif et ça tacle le racisme, le sexisme, le capitalisme, le workisme (?!)… Le tout sous couvert d’une bonne grosse blague qui bascule dans la science-fiction à mi parcours et qui termine dans le délire le plus complet. J’ai trouvé ça résolument novateur et original. Un film OVNI qui fait du bien !

 

Grande

Et puis je suis allée voir Grande au 104, sur les conseils de mon amie Julie ( et puis parce que je suis une fan totale de Vimala Pons et sa filmographie ), et c’était sublime, vivifiant et d’une créativité folle ( je me répète, je suis à cours d’adjectifs ). Ça part de codes classiques pour les triturer jusqu’à la moelle et en faire un spectacle des plus créatif et personnel qu’il soit. Je me suis retrouvée cramponnée à mon siège lorsque Tshrikiel s’apprête pour la première fois à chuter sur son vertigineux toboggan, j’ai été éblouie par les prouesses et l’agilité de Vimala Pons, charmée par ce décor et ces costumes loufoques…

 

Moi aussi je voulais l’emporter

J’ai dévoré et adoré aussi, Moi aussi je voulais l’emporter de Julie Delporte. Pour commencer, il y a le côté plastique de son travail : ses dessins sont magnifiques, j’adore sa façon d’employer les couleurs et l’expressivité de son trait. Son discours, à la manière d’un journal étalé sur plusieurs années nous plonge dans ses interrogations de jeune femme de 30 ans qui n’arrive pas à entrer dans les cases et sur la difficulté d’être femme. Julie voyage, suit les traces de son idole Tove Jansson ( la créatrice des Moomins ), nous partage ses visites au musée, ses relations intimes, ses réflexions toujours sensées. J’ai été beaucoup touchée par son regard parce que je me retrouve beaucoup dans ses différentes prises de positions. Au final c’est un livre dans lequel le féminin l’emporte sur le masculin ( comme elle le dit elle-même ), et ça c’est vraiment super.

 

 

Et puis aussi…

( j’ai jamais mis autant de 8 sur Senscritique, je vous assure. )

 

 

La Favorite

Sublime ( encore, du sublime, du sublime ), décalé, avec cette pointe de malaise que sait si bien instiller Yorgos Lanthimos.

 

Burning

Beau, sensible, mystérieux.

 

Les noceurs

Les noceurs de Brecht Evens, dessin sublime, il va sans dire. Une histoire de fête drôlement bien foutue autour d’un mystérieux et magnétique personnage.

 

 

Nils Frahm

Et puis Nils Frahm au Trianon. C’était beau, si beau que j’aurais aimé rester là pour l’éternité, la tête posée sur le rebord en velour du dernier balcon de cette salle majestueuse.

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