Les merveilles n°29

C’est la fin du confinement ! Vive le confinement !
Alors, c’est parti pour la sélection des trucs cools vus / lus pendant cette période un peu hors du temps.

Peu de films au programme, une flemme immense de me coincer derrière un écran, mais je retiendrais tout de même :

 

L’extraordinaire voyage de Marona.

Énorme coup de coeur pour ce film d’animation pourtant rentré bredouille du Festival d’Annecy 2019.
L’histoire : Marona, petite chienne noire et blanche avec la truffe en forme de coeur est sur le point de passer l’arme à gauche, elle se remémore sa chienne de vie et les humains qui ont traversé celle-ci. Un conte philosophique que j’ai trouvé à la fois infiniment triste et infiniment beau et qui vous titille les glandes lacrymales tout au long du film. L’animation est absolument splendide, d’une originalité folle, aux antipodes de la soupe illustrée sans fantaisie qu’on sert habituellement aux plus jeunes. Aux manettes, 3 illustrateurs dont le formidable Brecht Evens dont je ne cesserais donc jamais de vanter le talent et les mérites, accompagné Gina Thorstensen et Sarah Mazzetti, le tout nous donne un univers onirique bricolé et coloré. C’était sublime, vraiment, et émouvant. Je manque de mots. Bref, il faut voir ce film.

 

Swagger.

Un docu sensible et plein d’espoir qui nous plonge dans l’intimité de jeunes des banlieues difficiles. La mise en scène qui entre coupe les séquences d’interview face caméra, bien loin d’être naturaliste, se permet des échappées poétiques qui servent le propos de ces ados lucides et complexes. Éclairant et nécessaire.

 

Emma.

Bien plus léger, Emma, adaptation assez jouissive du roman éponyme de Jane Austen. La réalisatrice, Autumn de Wilde, est photographe de profession et c’est sans surprise que la photographie du film m’aura particulièrement charmée : couleurs fraiches, cadrages frontaux à la Wes Anderson, costumes somptueux. Le film nous raconte l’histoire d’Emma Woodhouse, une célibataire de la bourgeoisie anglaise du début 19ème siècle qui joue les entremetteuses et forme avec délectation des couples autour d’elle. Bien évidemment, la condition féminine et les occupations bourgeoises étant ce qu’elles sont à l’époque, le propos est assez convenu… mais le traitement assez drolatique des dialogues permet de passer un très bon moment !

 

Et puis j’ai lu beaucoup de chouettes BD aussi, parmi lesquelles je retiendrais :

 

Coup de coeur pour Les grands espaces de Catherine Meurisse. Une ode à la campagne et à la simplicité des choses.

 

Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin, car en fait Rosa Parks n’a pas été la première à ne pas céder sa place dans un bus au temps de la ségrégation.

 

Enferme-moi si tu peux, qui nous narre la vie de plusieurs grands artistes de l’art brut et qui interroge la notion de folie.

 

Bye Bye Babylone, sur la guerre du Liban vu au travers des yeux d’une enfant.

 

Niki de Saint Phalle, le jardin des secrets, parce que je ne me lasse jamais des portraits – de femmes – artistes.

 

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Zeen Social Icons