La minute culture

 

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Documentaire

À voix haute

J’ai adoré ce documentaire qui suis les coulisses de la préparation d’une bande de jeunes passionnés et touchants au concours d’éloquence, Eloquentia, organisé chaque année par l’université de Saint-Denis. Un docu qui montre combien la maitrise d’une langue est un instrument fondamental d’intégration et de réussite sociale et combien on peut éprouver du plaisir à jouer avec la langue lorsqu’on la maitrise. Absolument passionnant !

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Film

Au Poste !

Juste pour son décor filmé au siège du Parti Communiste Français ( et que de toute façon, tout ce que touche Dupieux est instantanément et irrémédiablement cool ). Photos de François Cavelier.

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Musique

Grandbrothers à Days Off

J’ai un truc avec le piano. Le piano me fait un truc. Toujours et depuis toujours. Le piano me bouleverse, me renverse, me traverse. Tout ça. Alors, avec notre petit pass au festival Days Off, on est allé écouter les concerts du Piano Day, assis par terre dans le patio de la cité de la musique, admirant son architecture éclatée, tout en mosaïque pastel. Et puis, dans la grand salle il y a eu le choc. J’ai découvert le piano contemporain, électro et expérimental de Grandbrothers et j’ai été subjuguée. C’est toujours difficile de mettre des mots sur des sensations totalement abstraites, mais pour moi en cette instant, cette musique dans le noir qui résonnait si intensément c’était réellement la quintessence de la beauté. Une beauté transcendante. Alors je ne saurais que de vous recommander d’écouter cette très belle captation live :

Et puis cette reprise du 14th april d’Aphex Twin par Murcof et Vanessa Wagner, découvert le même soir :

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Podcast

À la dérive

Sinon en ce moment j’écoutes pas mal de Podcasts, c’est la mode, oui oui. Difficile parfois de faire le tri parmi tout ça et de rester vraiment captivée et concentrée, surtout quand, comme moi, on travaille souvent en parallèle de ces écoutes. Alors, parmi tout ça, il y en a un que j’aime particulièrement, il s’agit d’À la dérive de Radio Nova. Rien que ce nom, déjà, m’évoque une subtile poésie dont je suis friande. À la dérive consiste en une déambulation hasardeuse dans le quotidien d’artistes qu’on ( je? ) aime, des gens sympas comme Flavien Berger qui nous parle de sa passion pour la bouffe mexicaine dans les rues de Bruxelles, ou Vincent Macaigne timide et pas franchement ponctuel, ou encore Juliette Armanet qui vous emmène sur la tombe de Michel Berger et qui croise à Montmartre une chanteuse lyrique aux ailes bleues, ou encore encore Babx qui écume les bars de Belleville, ou encore Malik Djoudi au volant de la voiture de sa mère, ou encore… Bref, je suis fan ! Des tranches de vie, des tranches d’errances, des tranches d’intime.

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Film

Poésia Sin Fin

À croire que je suis dans une période Jodorowski. En parallèle de la lecture de ses Métagénéalogies ( intéressant mais complexe ), je me suis plongées dans ce troisième volet de son cycle autobiographique commencé avec le génial Jodorowski’s Dune, ou l’histoire de meilleur film du tous les temps qui n’aura jamais vu le jour. Avec Poesia Sin Fin, Jodorowski revient sur son adolescence au Chili et nous livre un récit fantasmé de son émancipation au travers d’une rupture familiale et de la rencontres d’artistes tous plus exotiques les uns que les autres. Un film d’une grande fantaisie et d’une grande inventivité, qui oscille entre burlesque, ambiances circaciennes et trouvailles visuelles et conceptuelles géniales.  Un rêve éveillé.

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