Préparer son voyage au Japon

J’ai 30 ans. La période des grands écarts.
J’ai décidé que pour moi, il était temps de voyager, de partir explorer le monde plus loin que ma douce Europe. Alors, le Japon. Le voyage de rêve de mon adolescence, tendre période où je dessinais des geishas sur les murs de mon lycée, bercée à Lost in translation. Comme l’idée d’un absolument dépaysement,
une attraction, une fascination, un voyage gustatif et méditatif, le pays des contraires et des contrastes, entre tradition et modernité.

 

 


Lost in Ginza

 

 

J’adore préparer mes voyages. Je suis le genre de personnes tout à fait incapable de partir sac sur le dos, au hasard, sans savoir où je vais bien mettre les pieds… Alors…

 

 

Quelques questions pratiques

 

Quel itinéraire?

Nous avons choisis un itinéraire classique pour une première visite sur 20 jours :
Tokyo / Kyoto avec des journées d’excursions au départ de ces deux villes ( Osaka, Nara, Hakone, Kamakura ). Un itinéraire qui permet d’avoir un bon aperçu du Japon traditionnel et contemporain. Ma grosse déception restera cependant le fait de n’avoir pu visiter Naoshima, île aux musées et aux oeuvres d’art qui me faisait absolument rêver.

  

Où loger?

À  Tokyo donc avons logé dans la partie nord de Shinjuku, plus précisément autour de la station Okubo, le quartier coréen de la ville. Cet emplacement était stratégique : on y trouve beaucoup d’hébergements à des prix abordables et la gare de Shinjuku, non loin, est un véritable « hub » de transports. Cependant, je n’ai pas aimé l’ambiance de ce quartier. Personnellement j’aurais adoré loger à : Nezu, Tomigaya ( vers la gare Yoyogi-Koen ) ou à Shimokitazawa. Je vous recommande ces quartiers si vous chercher une ambiance à la fois tranquille et tendance, avec pas mal de restau et boutiques sympa à proximité. Tomigaya et Shimokitazawa permettent par ailleurs un accès facile au carrefour qu’est Shibuya.

À Kyoto, nous avons logé dans le sud-est de la ville, non loin du sanctuaire d’Inari. Le quartier était un peu éloigné du centre mais notre airbnb disposait de vélos et ça a vraiment été la meilleure façon qu’il soit de visiter la ville. Kyoto est une ville plutôt plate et bien adaptée au vélo. De plus ses points d’intérêts sont dispersés aux quatre coins de la ville et mal desservis par les transports en commun. Si vous ne disposez pas de vélos, le choix d’un logement dans le quart nord-est de la ville est une bonne option, vous pouvez considérez le pont de Gion-Shijo comme le centre névralgique des lieux pour sortir et manger. 

 

Autres tips

Le Japan Rail Pass est toujours une bonne idée si vous pensez vous déplacer en train.

Une balise wifi me semble plus qu’indispensable pour un voyage serein sans prise de tête.
Nous l’avons réservé chez Keikaku mais il existe bien d’autres services.

 


Au sommet du mont Komagate, privilège d’une vue dégagée sur le Mont Fuji.

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Trouver des bons plans sur internet

 

Les blogs d’expats ou récits de voyage

Le Polyèdre
Carnets de Traverse
Heju
Kinlake
Nomad in Nihon
Travel with Nano B
Mamie Boude

 

Autre

Tokyo Coffee et leur instagram pour trouver les meilleurs coffee shop
Tokyo Weekender
Eater : Tokyo best restaurants
Kengo Kuma Architecture Guide  qui éditent un guide très complet sur l’architecture à tokyo à télécharger
Journata
Carte gratuite de Naoshima pour simplifier votre visite
A side of sweets 

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Lire des guides de voyage

 

Cartography

Je suis tombée par hasard sur ce beau magazine au Palais de Tokyo. Gros coup de coeur ! Le dernier numéro consacre un dossier complet au Japon ( Tokyo et Kyoto plus particulièrement ). Les photographies sont absolument sublimes, la maquette soignée et j’adore le format hors proportions ( pas vraiment fait pour être emmené en voyage ).

 

 

 

Lost In

C’est un rituel depuis quelques mois, à chacun de mes voyages, je me jette sur le volume correspondant des city guide Lost In. J’aime beaucoup ces petites éditions qui s’articulent autour d’interviews de locaux, souvent issus de la sphère créative, qui dévoilent leur vision de la ville et leurs bonnes adresses. Parfait pour dénicher de vraies bonnes adresses secrètes testées par ceux qui pratiquent la ville au quotidien.

 

 

Wallpaper

Les biens connus Wallpaper très orientés autour de l’architecture, du design et de l’art.

 

 

 

 Tokyo, Eatrip

Gros coup de coeur pour ce livre acheté à Tokyo et écrit par Yuri Nomura, fondatrice du restaurant Eatrip que je n’ai malheureusement pas testé. L’objet est soigné et c’est une parfaite collection d’adresses sélectionnées par une passionnée de « bien manger » et qui partage ici ses restaurants préférés pour tous budgets. Le livre propose aussi un petit lexique explicatif au sujet des ingrédients, des ustensiles et des rites spécifiques de la cuisine japonaise.

 

 

 

 

Lire pour comprendre le Japon

 

Wabi Sabi Welcome

J’ai entendu parler du concept de Wabi Sabi pour la première fois dans le dernier Toc Toc Toc magazine.
À première vue ça peut sembler être le dernier concept « slow living » à la mode, après le « hygge », le « lagom », pas encore vraiment récupéré par le marketing. En réalité le Wabi Sabi est un concept esthétique japonais ancien, inspiré de principes zens mis en place pendant les cérémonies du thé au 15ème siècle. C’est une esthétique de la simplicité, qui privilégie les matériaux bruts, les objets ayant un vécu, la nature comme source d’inspiration et une certaine imperfection des choses. Julie Pointer, ancienne de chez Kinfolk, axe son ouvrage autour de différentes façon de vivre à travers le monde inspirées par le Wabi Sabi japonais ou s’en rapprochant.

 

Louange de l’ombre

J’ai choisis ce livre sur les conseil d’un ami et je l’ai littéralement dévoré dans l’avion. Le livre date de 1933, et peut parfois sembler un peu daté dans son propos. Pour ce faire les nouvelles éditions sont accompagnées d’une intéressante préface qui permet de remettre les choses dans leur contexte. Dans ce livre Jun’ichirō Tanizaki nous parle de l’esthétique japonaise et de la façon dont elle est entrain de se laisser envahir ( nous sommes en 1933 pour rappel ) par l’esthétique occidentale qui commence à s’implanter dans le pays à ce moment là. Il se penche notamment sur la tradition de l’obscurité et des couleurs sombres dans l’esthétique traditionnelle japonaise.

 

Tokyo, portraits & fictions de Manuel Tardits

Lu également pendant mon séjour ( enfin dans l’avion essentiellement, 12 heures c’est long ), « Tokyo, portraits & fictions » de l’architecte Manuel Tardits qui vit à Tokyo depuis 10 ans. Bien que parfois complexe et répétitif dans son propos, j’ai trouvé ce livre très éclairant pour moi qui m’intéresse beaucoup à l’urbanisme et à l’architecture. L’auteur y décortique la façon dont la ville de Tokyo est façonnée et nous explique les raisons de son apparent chaos.

 

 

 

   

 

Se référencer

 

Regardes des films

Ils sont biens connus, mais voici mes favoris : le très récent et génial Isle of dogs, le classique Lost in translation, l’original Taste of Tea, le touchant Nobody Knows.

 

Écouter la radio

Une intéressante émission Metronomy de France Culture qui décrypte l’histoire japonaise en musique.
De belles découverte !

 

 

Ryo Takemasa  –   Grace Helmer

Rêver en image

 

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