DIY : Un abat jour en laine

Comme annoncé, un petit DIY illustré sur comment fabriquer une lampe en laine façon lampes « bonbon » d’Ana Kras. En soi, rien de bien compliqué à partir du moment où vous avez quelques heures devant vous ( oui, c’est un peu long ). La partie la plus complexe concerne le fait de relier l’abat-jour à une douille pour l’ampoule. Personnellement j’ai choisi de faire une lampe de chevet à poser dans ma chambre et j’ai utilisé un socle à ampoule pré-existant récupéré sur une ancienne lampe Ikéa. Je ne sais pas si on peut trouver ce genre de choses dans le commerce, mais par contre vous pouvez trouver des douilles à suspendre avec de jolis cables tissés dans tous les magasins de bricolage.

En ce qui concerne l’abat-jour :

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Ana Kras

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Mon amour pour Ana Kras ne date pas d’hier. Lorsque je suis arrivée à Paris il y a presque 4 ans déjà, un des premiers restaurant que j’ai du tester fut Nanashi, ( celui de la rue de la rue de Paradis ) au plafond duquel trônaient et trônent toujours de belles lampes en laine de la designer serbe, Ana Kras. Amour. Non contente d’être talentueuse, belle, de vivre dans un sublime loft à New York et d’avoir du succès, Ana Kras forme également le couple le plus parfait du monde avec le non moins talentueux, beau et fantastique Devendra Banhart, les hissant ainsi au sommet des couples possédant la cool-attitude selon mes critères.

Bref.

 

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Ses célèbres lampes bonbons se sont retrouvées dans les lieux les plus branchés des quatre coins du monde, inspirant au passage bon nombre d’autres designers et un possible DIY assez simple si vous avez quelques heures à tuer devant vous ( que j’ai réalisé pour mon appartement et que je vous montrerais dans le prochain article. TEASING ).

 

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Nouvelle maison – 2

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Table basse : Fly, Lampe en laine DIY, Armoire de famille, Housse de couette : Monoprix, Mobile en porcelaine : Noémie Cédille, Amulettes en laine et en roseau DIY, Livres : The book of Palms aux éditions Taschen et Chez Soi de Mona Cholet.

Nouvelle maison: la chambre. Hé oui, grand luxe, j’ai une chambre. Comme le reste de mon appartement, elle est un peu biscornue. Lumineuse, elle donne également sur un petit balcon. Ici encore beaucoup de récup’ et d’objets à qui j’ai essayé de donner une seconde vie avec un petit coup de peinture : une armoire de famille, un buffet de cuisine transformé en commode, un petit caisson à tiroirs repeint, une vieille valise, le téléphone en bakélite de mon arrière-grand-mère. Au dessus du lit j’ai fixé diverses amulettes: un God’s eye fabriqué en laine, une amulette en roseaux fabriquée avec une petite mamie sur une ile d’Irlande, l’étoile Petit Pan offerte par mon amie Lucille, et un mobile en porcelaine fabriqué à l’atelier Garrigues. Au sol, un tapis népalais en boules de feutre tout doux provenant de chez Sukhi. Et puis, mes derniers bouquins achetés, The book of Palms sur lequel je lorgnais depuis un bout de temps. Je suis absolument fascinée par les planches illustrées de botanique. Et Chez Soi de Mona Cholet, de qui j’avais déjà lu Beauté Fatale. Mona Cholet s’attaque ici à nos espaces intimes, le lien que nous nouons aux objets, le besoin de s’isoler parfois mal vu par la société, la difficulté de se loger aujourd’hui. Une analyse étonnante d’un sujet rarement traité.

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Commode : Buffet de cuisine recyclé, Caisson à tiroirs : chiné et repeint, bol : Candy Vitrac, tapis : Sukhi.

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Chaise : trouvée dans la rue ( et son ponçage pas fini ), Chaussures : Sessùn, Sandales : What for, Robe trop jolie mais pas repassée : Oliveclothing.

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Les Grands voisins

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Je sors d’un incroyable ( et épuisant ) marathon boulot de 3 mois, et il y a plus que du retard par ici.

En février dernier, je découvrais Les Grands Voisins. Un squat dans l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul du 14ème arrondissement, sorte de village utopique regroupant : ateliers d’artistes, ressourcerie, hébergement d’insertion, cafet’, espace de coworking, camping, et j’en passe. Un endroit très DIY et fort mignonnet. Depuis, l’eau a bien coulé sous les ponts ( c’est le cas de le dire ) et l’endroit n’est plus vraiment un secret.

Les Grands Voisins? C’est H. qui m’en parlait. À l’époque je cherchais à assouvir ma dernière lubie très « green attitude » : posséder un bananier, parce qu’un jour le bananier supplantera la so hype monstera dans vos coeurs d’instagrameurs, j’en suis certaine. H. me disait donc que chez Mama Petula, concept store végétal tenu par Caroline, quelqu’un serait sans doute capable répondre à ma requête. Ce fut le cas, mon bananier et moi coulons désormais des jours heureux dans mon appartement parisien.

 

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Nouvelle maison – 1

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Table basse : DIY maison. Au mur des affiches de : Yasmine Gateau pour Riso Presto, Horstaxe, Blex Bolex, ShoboShobo pour La Gaité Lyrique et Thomas Sindicas, Théière chinée chez Les Grands Voisins, Carreaux trop beaux : Castorama, Vases chinés / Habitat.

 

Six mois que je vis ici.

Ici, j’ai tout de suite aimé la lumière, le parquet ancien, les 3 balcons, les mansardes, les pièces biscornues, la surface et la vue sur le ciel. En fait j’ai tout de suite aimé cet appartement, alors lorsque j’ai appris qu’il allait devenir mien c’était un peu la danse de la joie.

Six mois que je vis ici et j’ai déjà bricolé mille choses, mais j’ai encore mille autres projets à venir.

Je suis une éternelle fauchée qui marche au système D. J’aime les intérieurs vivants et personnels, les lieux qui racontent une histoire. Je bricole, je recycle, je récupère et je chine. Je garde absolument tout et j’ai une grande passion pour le réemploi. Faire du neuf avec du vieux. Dans les magazines, j’aime les beaux intérieurs épurés mais malheureusement je crois que cela ne sera jamais le cas chez moi. J’ai une fâcheuse tendance à l’accumulation et à la collection. Mon placard à vaisselle est au bord de l’implosion, j’ai des livres à ne plus savoir quoi faire, trop d’affiches qui ne trouvent pas leur place sur mes murs, des bols pleins de jolis cailloux bizarres parce que je ne peux pas m’en empêcher d’en ramasser, et une jungle intérieure de plus en plus envahissante.

La plupart des objets qui meublent mon appartement ne sont pas neufs, j’en trimbale certains de puis des années déjà, mais ils me semblent acquérir une seconde vie dans chaque nouvel espace qu’ils investissent.

Pour ce nouvel appartement il me manquait une table basse que j’ai décidé de fabriquer moi même. Une table basse? Rien de plus simple : une planche + 4 pieds. J’avais en tête depuis le départ des pieds en épingle, mais impossible d’en trouver en France à des prix pas exorbitants je lorgnais sur l’Angleterre jusqu’à ce que je finisse par dénicher la boutique parfaite : Ripaton ( là je vous épargne des heures de recherche ). La planche d’Osb vient quand à elle de chez Castorama, chez qui j’ai également déniché de jolis carreaux de ciments colorés ( pour l’instant justes posés sur la table en guise de dessous de plats, mais j’avoue que recouvrir l’intégralité de la surface du plateau de carreaux fait son chemin dans la tête ).

 

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Canapé : La Redoute, Coussin et affiche : Noémie Cédille, Livre : Dures à cuire ( girl power bonjour ). Magazine : The plant ( green attitude bonjour ).

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 Chaise : Bertoia par SuperStudio. Housse de coussin verte : Ikéa, Caisson blanc Ikéa récupéré puis repeint. Enceinte Marshall d’amour. Pierres précieuses chinées au marché d’Aligre, Pierre de lave de l’Etna. Carreaux de ciment andalous. Carte postale : La Petite Jungle.

Ensuite, j’avais également très envie d’avoir à nouveau chez moi une Bertoia, la caution légèreté au milieu de mes deux fauteuils très typé vintage. J’en possédais une noire par le passé, trouvée dans la rue, rappelez-vous, c’était ici, un jour de chance.

Aujourd’hui j’en voulais une blanche, j’ai trouvé celle-ci chez SuperStudio, c’est une imitation évidemment, mais les finitions sont vraiment très bien faites. Ils proposent une gamme assez large de chaises de designers à des prix abordables.

Pour le petit point histoire du design, ce modèle est à l’origine dessiné par Harry Bertoia dans les années 50 lorsque celui-ci créa son propre studio après avoir travaillé aux côtés de Charles et Ray Eames. Ses chaises en fils de métal devinrent rapidement célèbres. Il s’agit de véritables sculptures, car pour Bertoia, une sculpture ou chaise sont des éléments conceptuellement similaires.

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 Serre : trouvée dans la rue. Pots de graines : Ikéa. Vases : chinés : Habitat.

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 Miroir rond ( qui doit trouver sa place au mur lorsque j’aurais enfin fabriqué le meuble de mes rêves ) : La Redoute, Fauteuil vert : trouvé dans la rue, Coussin : Ikéa, Affiches : La Petite Jungle et Noémie Cédille. Bananier : Mama Petula. Table basse ronde sous le bananier : DIY avec vieil abat-jour de lampe ( voir ici ).

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Fauteuil rouge : Récupéré dans une caserne militaire ( merci Juju ! ), Vases divers chinés. Pot en céramique hexagonal : Lucille Michieli. Vase blanc à facettes : Noémie Cédille. Boite de culottes : La Bobette.

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La gratitude

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Et la tentative constante d’approche poétique des formes, des couleurs, et de l’univers.

Paris, 17 mars 2016.

J’ai toujours créé mille projets, de collectifs, de magazines et autre constructions sur la lune. Je me suis toujours considérée comme extrêmement chanceuse de faire partie de toutes ces aventures, toutes ces aventures dans lesquelles je me suis retrouvée embarquée, parfois et même souvent, à mes dépends, c’est fou et si stimulant. Je met ça sur le compte du destin même si j’imagine que le destin se provoque quelque part. Je suis si heureuse d’avoir rencontrée tous ces gens sur ma route, tous ces gens que je ne mérite sans doute pas avec qui j’ai réalisé des choses dont je ne me serais jamais pensée capable. Je me demande souvent qui aurait bien pu parier sur moi il y a des années de cela? Qui aurait pu penser que je finirais par y arriver, arriver ici, là, à faire tout ça. Certains de mes professeurs sans doute, d’autres absolument pas. Je suis si heureuse d’avoir croisé tous ces gens sur ma route, les copains de Strasbourg, le collectif, mon premier amour, D, Mint, la famille de Mint, L, et M, et les parisiens, tous ces gens humbles, justes, curieux, simples, créatifs, malins et exigeants. Tous ces gens que j’estime tant et qui me stimulent au quotidien. Encore une fois je ne suis pas persuadée de mériter tout ça, mais j’en suis si heureuse. J’ai conscience d’être entourée de gens fantastiques et d’avoir l’opportunité de travailler sur des projets fantastiques.

La créativité est une science bien compliquée et je ne saurais expliquer ces moments de productivité intense qui suivent des périodes de sècheresse désolante. Cela fait désormais 2 mois que je vis ici et je sais que ce nouvel appartement correspond réellement à un nouveau souffle de vie et de créativité. C’est peut être con à dire, mais ce lieu m’inspire et je me sais et je me sens dans une phase bien particulière. J’avance et je me sens avancer. Alors, je travaille, trop, sans doute beaucoup trop mais cette sensation d’avancer après des mois et des mois passés à stagner est totalement grisante. Les choses ont toujours été ainsi je crois, et sans doutes que tous les créatifs vous en parlerons. Un jour il y a cette sensation d’acceleration, cette sensation d’euphorie après tant de frustrations.

Mint est un projet complexe qui soulève bien des questions en moi. J’aimerais que les choses soient simple mais elles ne le sont pas toujours. Elles le sont lorsque je tombe dans les bras de D. après une quelconque soirée alcoolisée et qu’on se rend compte de tout le chemin parcouru depuis qu’on s’est rencontrées il y a désormais plus de 10 années. Et puis elles ne le sont pas lorsque je dois gérer les aléas du travail bénévole, lorsque je dois gérer les égos et les critiques, lorsque je dois assumer le fait d’être décisionnaire. Je ne sais pas si la plupart des gens réalisent à quel point ce projet nous prends à tous un temps résolument monstre, ni la réalité du fait que nous n’avons pour l’instant en trois ans jamais touché un centime avec ce magazine, et que vraisemblablement tous les gens autour de nous auront été rémunérés bien avant nous. Souvent, j’aurais aimé que les choses soient simples et bêtement, les choses auraient été plus simples avec de l’argent, avec un putain de pactole de base. Non pas que j’ai un jour manqué de quoi que ce soit dans ma vie, bien au contraire je m’estime chanceuse et privilégiée d’avoir pu faire des études sans débourser un euro, juste que la réalité des choses fait que monter un projet sans argent en 2016, c’est compliqué, et que gagner de l’argent en étant créatif en 2016, c’est compliqué. Alors j’aimerais dire à certains, que Ô combien je comprends leurs problématiques et que moi aussi j’aimerais tellement que les métiers créatifs puissent être reconnus et rémunérés à leur juste de valeur, qu’on arrête une bonne fois pour toute de croire qu’un logo coûte 50 euros et qu’un site coûte 500 euros, qu’on arrête une bonne fois pour toute de croire que nos métiers sont un loisir et que s’abreuver d’amour et d’eau fraiche suffit à combler le déficit énorme que creuse tous les mois votre loyer parisien sur votre compte en banque. Paris est cruelle et jamais je n’ai autant été confrontée aux écarts de revenus et aux inégalités en tout genre qu’ici. L’argent c’est certain, est le nerf de la guerre, et le nerf de ma guerre, et le nerf de votre guerre, et je le vois bien, et je le sais bien, parce qu’on est tous dans le même bateau les gars.

(…)

Aujourd’hui, alors que je travaillais de façon tout à fait grisante à la réalisation d’une collection de vaisselle ( youpi youpi ), j’écoutais en fond sonore une série de conférences Ted, et puis il y a eu celle-ci, et elle fit écho à ces quelques mots lâchés dans un coin de macintosh la semaine dernière. J’écoutais donc cette conférence parlant de la « gratitude » et je repensais alors à ma déclaration d’amour de meuf bourrée post Omnivore à mes amis, à mes amours et à la créativité et puis aussi aux projets compliqués, et je me disais qu’il serait réellement intéressant de reproduire cet exercice plus fréquemment ( et de façon sobre si possible ). ( Aujourd’hui par exemple, c’était chouette de prendre le vélo ce midi, de déjeuner avec J. et M. et de recevoir de jolies propositions de collaboration cet après-midi. )

J’ai toujours et encore parlé de cette sensation de montagne russes ici et comprendra qui voudra, et qui pourra, ce qu’il y a à en comprendre, mais je me mets sans cesse dans des états contraires entre plénitude, et. Et. C’est vrai que quand je dresse un bilan de ce début 2016 j’aurais mille raisons d’être reconnaissante, mille raisons de me sentir en vie, et je pense que c’est tout ce qu’il faudrait que je retienne. La vie, la gratitude, la musique, le cinéma et Flavien Berger ( sans nul doute ).

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